Il y a quelques semaines, le gouvernement annonçait un plan de relance pour les filières agricoles et agroalimentaires comprenant des appels à projet, des téléprocédures…
L’un des volets de ce plan de relance concerne les aides attribuées pour soutenir la modernisation des abattoirs. Toutes les filières sont concernées. Qu’il s’agisse des viandes de boucherie (bovins, ovins, porcins, gibiers d’élevage …) ou encore des viandes de volailles ou de lapins. L’idée est de soutenir financièrement les porteurs de projets qui souhaitent moderniser leur outil de transformation. Pour se faire, c’est une enveloppe budgétaire de 130 millions d’euros qui est prévue pour perfectionner les outils des abattoirs.

Quelles en sont les modalités ?
La dotation financière totale du dispositif est plafonnée à 130 millions d’euros. Dans ce cadre, des appels à projet sont en cours pour soutenir :
• les investissements de modernisation des outils d’abattage;
• la formation du personnel des abattoirs à la protection animale;
• la santé et la sécurité au travail;
• le respect de la réglementation sanitaire et environnementale;
• la certification du respect de l’abattoir aux exigences sanitaires des pays tiers;
• la création de capacités d’abattage innovantes si elles répondent à un besoin territorial;
• le contrôle par vidéo mis en place par l’abatteur.
Les dossiers de candidatures seront sélectionnés et instruits sous la responsabilité de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) dans la limite des montants disponibles.

Vers un renfort de l’attractivité du secteur
Dans le contexte actuel, l’acceptation des abattoirs et leur pérennité nécessitent des conditions exemplaires de protection des animaux. Il est nécessaire d’améliorer les équipements et les pratiques mais aussi les conditions de travail des opérateurs. Dans le même temps, ces investissements permettront de renforcer l’attractivité des produits français auprès des consommateurs en améliorant leur compétitivité, en garantissant le respect des règles d’hygiène et en proposant une meilleure prise en compte des sujets environnementaux. Ils permettront également de répondre aux exigences des pays tiers. Ce qui permettra de faciliter le commerce international et ainsi préserver nos emplois dans les territoires.